Situation conflictuelle ?

Discuter du différend avant la présentation d’un grief

Le SÉÉEU peut vous accompagner dans le cas où vous souhaiteriez rencontrer votre superviseur-e pour discuter de problèmes relatifs à votre travail. Des plaintes formelles et informelles peuvent être déposées auprès du Service des ressources humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi, avec la participation syndicale du SÉÉEU. Pour toute question ou pour demander l’appui de votre syndicat, contactez-nous par téléphone 418 545-5011 poste 4461 ou au 418 812-9911. Vous pouvez aussi utiliser notre adresse courriel.

La relation maître-élève

Nos conditions d’emploi font souvent en sorte que notre supérieur immédiat soit également notre directeur-trice de mémoire ou de thèse. Au traditionnel lien d’autorité patron-employé s’ajoute donc une relation de dépendance académique particulière aux travailleurs étudiants. Cette relation maître-élève peut amener certains employés à craindre de dénoncer des abus ou des pratiques qui semblent injustes.

La crainte d’affecter votre relation académique avec votre superviseur-e ne doit pas être un obstacle à l’exercice de vos droits. Votre convention collective et votre syndicat sont justement là pour faire face à ces problèmes en fournissant un cadre juridique qui vous protège de l’abus de pouvoir et de l’arbitraire. Il ne faut pas oublier que vos superviseur-e-s ont besoin de votre travail pour continuer à enseigner ou à faire de la recherche. De plus, vous avez un droit légal de faire partie d’un syndicat et de protéger vos droits. Ni l’Université du Québec à Chicoutimi, ni vos superviseur-e-s ne peuvent vous blâmer d’aucune façon pour avoir eu recours à ce droit, et ce, ni avant, ni après le grief ou la plainte, quel que soit son aboutissement.

Donc, si vous avez un problème au travail, n’oubliez jamais que bien que vous soyez étudiant, en matière de relations de travail vous êtes d’abord et avant tout un travailleur et vous avez des droits. Dans la mesure du possible, il est important de tenter de résoudre le problème en discutant de la situation avec votre superviseur-e. De plus, contactez-nous le plus tôt possible et nous discuterons ensemble des façons d’arriver à une solution qui réponde bien à vos attentes et résolve vraiment le problème. Enfin, vous devez vous rappeler que le syndicat est toujours là pour défendre vos droits et vos conditions de travail et qu’aucun recourt ne sera jamais entamé sans votre consentement.

Le grief

Le grief est le principal mécanisme qui permet au syndicat de faire corriger des effractions aux règles prévues à la convention collective. Un grief peut avoir une portée individuelle ou collective selon la nature de la situation à corriger. Étant une procédure normalisée dans la convention collective, le grief respecte des étapes précises auxquelles des délais tout aussi précis sont impartis. Aussi, est-il toujours préférable d’aviser son syndicat le plus tôt possible dès l’occurrence d’une injustice, erreur, mauvais traitement, etc. qui pourrait éventuellement faire potentiellement l’objet d’un grief. Bien que le plus utilisé partout compte tenu de sa teneur légale, le grief est loin d’être le seul moyen d’action d’un syndicat en matière de relations de travail.

Délai pour le dépôt d’un grief :

Nous ne disposons que de 45 jours ouvrables à partir de la prise de connaissance de l’événement problématique pour déposer un grief. Il est donc important de contacter le syndicat le plus tôt possible si vous estimez avoir été lésé dans vos droits.

(Repris en partie avec autorisation du site du SA2RE)